Une nécessaire remise en question de notre système de mobilité.
L’enfermement actuel dans « le tout voiture » conduit à une impasse et à des conséquences désastreuses.

Ce constat sans appel invite clairement à changer de modèle et réinventer notre système de mobilité. Une attention toute particulière devra également être apportée à la protection des riverains durement impactés par l’infrastructure existante.
Le projet A31bis ne répond pas aux besoins de mobilité des lorrains.
Nous constatons :

  •  un besoin d’aménagement du territoire plus équilibré et moins consommateur de déplacements ;
  •  que le trafic sur l’autoroute A31 est essentiellement local alors que le projet A31bis répond à l’écoulement du trafic de transit ;
  •  que les nouveaux tronçons autoroutiers sont économiquement injustifiés. Ils constitueraient un gaspillage d’argent public et provoqueraient des destructions irrémédiables de l’environnement et des espaces agricoles et boisés ;
  •  que les aménagements proposés favoriseraient l’augmentation du trafic routier et seraient donc contreproductifs à moyen terme.
  •  que de ce fait, les nuisances sonores et de la pollution de l’air augmenterait avec d’importantes conséquences pour la santé des riverains.

Pour toutes ces raisons, la réalisation de l’A31 bis, et en particulier ses tronçons neufs (Toul – Dieulouard et la nouvelle saignée de l’agglomération thionvilloise au niveau de Florange), n’est pas la solution aux besoins de mobilité exprimés par les lorrains.

Des actes en accord avec la Cop21
Au contraire, pour limiter le transport routier, nous demandons dès à présent de :

  •  Maitriser l’urbanisation en arrêtant l’étalement urbain (zones commerciales et tertiaires
    périphériques notamment) ;
  •  Revoir en profondeur l’organisation du travail (activités équilibrées par territoire,
    développement du « à domicile », horaires facilitant les trajets sur réseaux collectifs…) ;
  • Inciter les voyageurs à utiliser les transports en commun

o en améliorant les offres de transport en commun (TER express entre Nancy, Metz et Luxembourg, bus interurbains, cars sur bande d’arrêt d’urgence, bus urbains dans les zones urbaines non couvertes, bus en site propre ou tram vers le Luxembourg)
o en facilitant le passage d’un mode de transport à l’autre (bus-train, vélo-train, voiture – bus, voiture-train, covoiturage, cheminements piétonniers et cyclables, garages à vélos sécurisés…)
o en coordonnant les offres tarifaires

  •  Revenir à une situation plus équitable pour le transport des marchandises grâce aux modes ferroviaire et fluvial en instaurant une redevance pour les camions sur l’A31 et ailleurs;
  •  Maîtriser les flux de marchandises par une relocalisation des activités de production au plus près des ressources et des besoins.

Afin de réparer les erreurs du passé, nous demandons également les :

  • Mises aux normes environnementales de l’autoroute actuelle ;
  • Mises en place de protection phoniques et couverture des autoroutes en milieu urbain.

Changer nos manières de vivre et de se déplacer sera difficile. Cela ne peut pas être seulement l’affaire de l’Etat, mais au contraire nécessite la mobilisation de l’ensemble des forces vives de notre territoire et de nos concitoyens. C’est pourquoi, nous demandons l’organisation d’un Grenelle de la mobilité dans le sillon lorrain jusqu’au Luxembourg. Ce débat doit permettre de sortir de la seule logique routière pour prendre de la hauteur et enfin proposer les solutions de mobilité innovantes attendues par les lorrains.